BRUIT EN OPEN-SPACE

Comment évaluer la gêne ressentie par les collaborateurs ?
Anti-bruit Tilde® pour l'open-space

L’open-space est un moyen privilégié pour favoriser la communication des employés, développer l’entraide et gagner de l’espace. Mais cet aménagement sans murs attire aussi les critiques car il favorise les nuisances sonores. En plus d’empêcher les occupants d’atteindre leur plein potentiel, le bruit en open-space peut effectivement les affecter de diverses manières.

 

Open-space : un aménagement bourré d’atouts, mais qui favorise le bruit

L’aménagement en open-space permet de bénéficier d’un gain de surface non négligeable (de 10 à 40%), de fluidifier les échanges et de répondre aux nouvelles exigences de flexibilité et de mobilité des entreprises. C’est sans doute pour toutes ces raisons que l’on assiste depuis quelques années à une recrudescence de ce type d’aménagement.

Cependant, le décloisonnement des bureaux rend plus saillants les déplacements des uns et des autres et peut générer davantage de bruit (conversations téléphoniques, discussions, bruit du clavier…) Par ailleurs, l’essence même de ces espaces décloisonnés (superficie, hauteur de plafond, réverbération sur le mobilier) complexifie les projets d’aménagements.

Le défi est donc important pour une entreprise qui souhaite évaluer la gêne ressentie par ses collaborateurs afin d’améliorer leur confort acoustique.

Évaluer la gêne liée aux nuisances sonores grâce au questionnaire GABO

Le questionnaire GABO (Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts) de l’INRS est un outil pour les entreprises qui souhaitent mesurer la gêne liée au bruit en open-space. Il objective cette gêne au travers de 4 grandes thématiques.

La satisfaction des employés vis-à-vis de leur environnement de travail, qui est mesurée selon deux critères : la privacité (possibilité de contrôler son environnement) et le confort. L’environnement sonore du lieu de travail : quelle est la perception de l’intensité et de la gêne sonore ? Le questionnaire porte une attention particulière aux cinq types de bruit cités comme les plus gênants : les sonneries de téléphone, le bruit des équipements, les conversations intelligibles ou inintelligibles et les bruits de passage. La relation des individus au bruit en général. Enfin, la perception qu’ont les collaborateurs de leur santé physique ou psychique, du stress et des douleurs.

Quels enseignements sur l’impact du bruit en open-space ont été tirés de ce questionnaire depuis sa mise à disposition en 2014 ?

Bruit en open-space : quels impacts sur les salariés ?

Les réponses de l’enquête INRS montrent que les facteurs liés au bruit sont très corrélés avec la satisfaction. Ils arrivent avant ceux associés à la température, à la qualité de l’éclairage ou encore à la circulation de l’air. D’autres études, notamment menées par l’Ifop, soulignent l’augmentation des risques psychosociaux ou encore la perte de productivité liée au bruit en open-space.

INSATISFACTION ET IRRITABILITÉ. Plus de 80% des employés dans le secteur tertiaire se plaint du bruit au bureau. En particulier, les bruits de conversations entre collègues ou au téléphone ainsi que les sonneries sont systématiquement considérés comme les plus gênants. L’exposition quotidienne à ces bruits entraîne ainsi une hausse de l’insatisfaction des collaborateurs qui ont du mal à se concentrer et sont plus irritables. Cela peut aussi, dans certain cas, créer des tensions entre collaborateurs d’un même espace de travail.

STRESS ET FATIGUE. La quasi-totalité des français (94%) pense que le bruit a des effets directs sur la santé. Le travail et les transports sont d’ailleurs les endroits où ils se sentent particulièrement agressés par le bruit. Pour 8 actifs sur 10 en poste de travail, le bruit et les nuisances provoquent fatigue, de perte d’attention, de maux de tête.

PERFORMANCE. D’après une enquête publiée par l’association JNA, un actif perd en moyenne plus de trente minutes de travail à cause de la gêne liée au bruit. Cette situation génère un coût social élevé. « Il est possible d’estimer que six millions d’actifs en poste perdent individuellement au moins 120 heures par année de travail, indique l’association. L’Insee estimait en 2008 le coût horaire moyen à 32 euros. Ainsi, 3 840 euros par actif en poste de travail seraient perdus pour l’entreprise par année ».

DÉSERTION DU LIEU DE TRAVAIL. Dans les faits, le passage en open-space a des effets directs sur l’entreprise qui peut être l’objet d’une hausse des demandes de télétravail et d’une surréservation des salles de réunion par les collaborateurs cherchant à se concentrer. Autre effet de bord : les salariés les plus sensibles au bruit ont tendance à s’isoler totalement avec du matériel inadapté (boules quies, casques de chantier, etc.) ce qui nuit à la collaboration recherchée en décloisonnant l’espace de travail.

Encadrer le niveau de bruit grâce à la norme S31-199 de l’Afnor

Prendre en compte le confort acoustique paraît donc essentiel pour assurer le bien-être et la performance des collaborateurs. La norme acoustique NF S31-199 de l’AFNOR (association française de normalisation) émet des recommandations sur les niveaux de bruit à respecter en open-space, afin d’accompagner les entreprises dans cette démarche.